Simplifier la société ou croire au progrès des consciences ?

Simplifier la société ou croire au progrès des consciences ?

Note de lecture de Herbert George Wells, La destruction libératrice, Grama, 1995 (The World Set Free, début 1914)

Cet ouvrage de Wells tient autant de la réflexion philosophique que de la science fiction, et il est étonnamment moderne, plus d’un siècle après sa publication.
Il relate le monde d’après une guerre nucléaire mondiale, ce qui en1914 était prémonitoire.

Prémonitoire aussi la manifestation des chômeurs qui ne demandent que du travail, qui Lire la suite « Simplifier la société ou croire au progrès des consciences ? »

La situation est désespérée mais ce n’est pas grave…

Le philosophe et protestant Martin Steffens a publié récemment un article sur ce thème à propos de la bioéthique. Nous le reprenons à propos du climat.

Oui le climat se dégrade, la biodiversité disparaît, c’est désormais probablement sans espoir (cf. le rapport spécial n° 15 du GIECC d’octobre 2018) donc désespéré. Mais ce n’est pas grave car…

Du point de vue scientifique la durée de vie de l’espèce humaine est de toutes façons limitée. Nous existons déjà depuis environ sept millions d’années. Il y aura une fin.

Du point de vue religieux chrétien la fin de l’humanité se nomme l’apocalypse, ce qui n’est pas une catastrophe mais une bonne Lire la suite « La situation est désespérée mais ce n’est pas grave… »

L’holocauste comme avertissement, selon Snyder

Note de lecture, Arnaud du Crest

Thimoty Snyder, Black earth, the holocaust as history ans warning, Duggan boots, New York, 2015

En italiques : nos propres commentaires

Ce livre de Timothy Snyder est d’actualité. L’Ukraine est, comme en 1938, au centre d’une confrontation entre deux puissances, la Russie tente de repousser ses frontières comme Staline le tentait en 1939. Son titre, Terres noires, désigne ces terres fertiles des plaines d’Ukraine.

La relation entre science et politique, dont Snyder fait une composante forte de Lire la suite « L’holocauste comme avertissement, selon Snyder »

Comment tout peut s’effondrer

Comment tout peut s’effondrer, Pablo Servigne et Raphaël Stevens, éd. du Seuil, 2015
Note de lecture

Ce que j’ai trouvé de plus intéressant dans cet ouvrage est la distinction entre frontières et limites (p 38), une notion que j’approchais jusqu’ici de façon intuitive sans pouvoir la formaliser. Sur la position à adopter face au risque d’effondrement, les réflexions aident à se représenter les enjeux et les pistes d’action.

Frontières et limites
Les limites sont définies par ce qui ne peut pas être dépassé, les stocks de ressources fossiles par exemple, les frontières par ce qui peut être dépassé comme la concentration de Lire la suite « Comment tout peut s’effondrer »

Pour une société plus simple

Nous vivons quotidiennement dans la complexité, sans en avoir toujours conscience, pour notre alimentation, notre logement, nos déplacements, nos achats, les services que nous sollicitons et la gestion de notre société elle-même. […]

Si l’on accepte le fait que le monde va toujours vers plus de complexité, et que c’est cela le Lire la suite « Pour une société plus simple »

Pour une société plus simple

Nous vivons quotidiennement dans la complexité, sans en avoir toujours conscience, pour notre alimentation, notre logement, nos déplacements, nos achats, les services que nous sollicitons et la gestion de notre société elle-même. […]

Si l’on accepte le fait que le monde va toujours vers plus de complexité, et que c’est cela le progrès, il faut se poser la question de savoir dans quel domaine nous pouvons poursuivre une telle complexification, sans la rendre mortelle. Nous sommes placés face à un choix : entre une complexification technique accompagnée d’une augmentation des coûts de fonctionnement de la société et une complexification et un enrichissement des processus humains accompagnés d’une simplification technique.

Article paru dans Christus, n° 244, octobre 2014