La relation entre les chrétiens et l’écologie

Quelle est la relation entre les chrétiens et l’écologie, me demande-t-on. Voici quelques réflexions

L’homme est créé pour louer, respecter et servir Dieu notre Seigneur, disait Ignace de Loyola.

Louer, c’est le début de la conversion écologique, louer, admirer, remercier pour tout ce qui a été créé. C’est tellement beau.

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Crise climatique : réveillons nous !

Le résumé technique du groupe 3 du 6ème rapport du Giec, paru en avril 2022, est à la fois inquiétant et mobilisateur.

Inquiétant dans les constats.

Nous continuons à augmenter la consommation d’énergie et les émissions de GES – Gaz à effet de serre (59 Gt équivalent CO2) de l’ordre de 1,3% par an, à ce rythme nous aurons consommé tout notre bilan carbone restant (510 Gt) de 2019 à 2030 et il ne faudrait alors plus émettre aucun GES si nous voulons avoir suffisamment de chances pour limiter la hausse de la température à 1,5° C ou 2° C.

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Les formes du visible

Philippe Descola, Les formes du visible, Seuil, 2021

Cet ouvrage applique aux images, à l’art, la théorie des quatre types de relation homme/nature : animisme, totémisme, naturalisme, analogisme. Quatre visions du monde.

Cette note est très réductrice, c’est une sorte d’aide-mémoire pour se repérer dans les 660 pages de l’ouvrage qui donne une vision mondiale d’une ethnologie de la représentation, et pas de toutes les représentations, ce n’est sans doute pas possible, mais de celles qui peuvent éclairer, illustrer, la théorie des relations homme/nature développée dans le précédent ouvrage de Philippe Descola, Par delà nature et culture.

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De la relativité de la propriété de la terre

Le projet de Sarah Vanuxem est de montrer deux choses. D’abord que nous devons chercher à vivre avec les non humains, à respecter leurs droits ; ensuite que ceci peut se faire à l’intérieur de notre tradition juridique, sans créer d’autres institutions.

Nous devons respecter les droits des animaux, mais aussi des plantes, des paysages, et négocier avec eux les conditions d’une coexistence positive. C’est vrai pour les loups, les montagnes, le littoral etc.

Pour ce faire, certains proposent de donner une personnalité juridique aux non humains. Ce serait paradoxal car il s’agirait d’appliquer aux non humains la logique naturaliste qui nous conduit à leur nier l’existence. Au contraire Lire la suite « De la relativité de la propriété de la terre »

L’écologie sociale (Bookchin)

Murray Bookchin, L’écologie sociale, Wildproject, 2020

Un anarchiste qui cite plus facilement Hegel que Marx, qui n’hésite pas à utiliser des termes tels que la résurrection ou le jardin d’Eden, c’est assez rare.

Ce recueil de textes de Bookchin est assez varié, et on y retrouve des thèmes abordés par d’autres auteurs, comme la sensibilité à la nature, le débat nécessité liberté, la symbiose, la question du sens de l’évolution. D’autres sont plus originaux ou présentés de façon nouvelle pour moi tout au moins, la relation entre domination des hommes et domination de la nature, la sensibilité à la nature comme histoire, l’adaptation de la société à son contexte biologique, la valorisation de la complexité et la définition de l’écologie sociale.

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Le loup, l’agneau et le berger

Baptiste Morizot, Manières d’être vivant, Actes sud, 2020

Voilà un livre original, qui combine le récit du pistage des loups dans la montagne et une réflexion philosophique affûtée. Les oppositions entre les éleveurs de moutons et les défenseurs du loup, et les oppositions entre le naturalisme, l’animisme et les antispécistes. L’idée force est que nous faisons tous partie du vivant, comme les fils d’un tissu, et que la crise écologique est une crise de notre sensibilité. Lire la suite « Le loup, l’agneau et le berger »

Amour de la nature et engagement

A propos de l’ouvrage de Glenn Albrecht, Les émotions de la terre, Les liens qui libèrent, 2020.

L’auteur est connu pour avoir créé le concept de solastalgie, le sentiment de perte liée à la dégradation du milieu naturel, du paysage. Il reprend dans cet ouvrage l’histoire de ce concept et en avance un nouveau, le Symbiocène. C’est un ouvrage nourri de références anglo-saxonnes, plus quelques incursions vers la psychanalyse. Nous ferons Lire la suite « Amour de la nature et engagement »

L’avenir circulaire, à quoi cela ressemblera ?

A propos d’un article de Thomas Bauwens⁎, Marko Hekkert, Julian Kirchherr, Circular futures: What Will They Look Like?

https://doi.org/10.1016/j.ecolecon.2020.106703

Ecological economics, 15 mai 2020

Qu’est-ce que l’économie circulaire ? Une tendance défendue par de nombreux acteurs, de tous bords, chef d’entreprise et écologistes de terrain, mais sans définition précise, et surtout peu contextualisée. Les auteurs de cet article tentent de caractériser, classer les différentes formes de cette Lire la suite « L’avenir circulaire, à quoi cela ressemblera ? »

Diminuer la productivité pour libérer le travail

Histoire de deux utopies : le travail dans un monde de l’après-croissance

Simon Mair⁎, Angela Druckman, Tim Jackson, Ecological Economics, 21 mars 2020 https://doi.org/10.1016/j.ecolecon.2020.106653

Les auteurs de cet article réussissent un tour de force, annoncer que dans le futur nous travaillerons plus et promouvoir le revenu universel. Du coup je serai presque favorable à la proposition du revenu universel telle qu’elle est présentée.

En s’inspirant librement des utopies des siècles précédents, dont ils considèrent Lire la suite « Diminuer la productivité pour libérer le travail »

La pyramide inversée, une vision de l’économie réelle

La pyramide inversée, Louison Cahen-Fourot, Emanuele Campiglio, Elena Dawkins, Antoine Gaudin, Erik Kemp-Benedict, (Université de Vienne, Institute for ecological economics, 2019)

On analyse habituellement le poids d’un secteur économique à sa part dans la valeur ajoutée (sa part dans le PIB), c’est-à-dire approximativement en référence au poids de la main d’œuvre employée et à l’usage du capital. Une autre façon de Lire la suite « La pyramide inversée, une vision de l’économie réelle »