La pyramide inversée, une vision de l’économie réelle

La pyramide inversée, Louison Cahen-Fourot, Emanuele Campiglio, Elena Dawkins, Antoine Gaudin, Erik Kemp-Benedict, (Université de Vienne, Institute for ecological economics, 2019)

On analyse habituellement le poids d’un secteur économique à sa part dans la valeur ajoutée (sa part dans le PIB), c’est-à-dire approximativement en référence au poids de la main d’œuvre employée et à l’usage du capital. Une autre façon de Lire la suite « La pyramide inversée, une vision de l’économie réelle »

Le temps et l’espace de la démocratie écologique

Il y a une contradiction entre le temps court de la démocratie et le temps long des enjeux écologiques, mais ce n’est pas en bricolant les instances démocratiques dans le cadre territorial actuel que l’on pourra dépasser cette contradiction. Il faut repenser le cadre territorial dans la perspective de la conversion écologique et démocratique. Le cadre des grands États n’est compatible ni avec les enjeux écologiques, ni avec un réel processus démocratique (le processus formel est respecté mais en mode très dégradé). Lire la suite « Le temps et l’espace de la démocratie écologique »

Connectivité ou résilience ? Il faut choisir

Anatomie et résilience de l’écosystème global de production (GPE). Article paru dans Nature, 6 novembre 2019

Commentaires

Cet article propose une vision systémique de la sphère de production biologique qui est très intéressante. La notion de diversité des productions rejoint le mouvement de renaissance des vieux légumes, des céréales diversifiées pour le pain, la sauvegarde des espèces d’élevage menacées.

La proposition de réduction de la connectivité rejoint le principe de relocalisation, non pour des raisons énergétiques ou sociales, mais pour des raisons de résilience globale.

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Lettre à nos élus sur la PMA

Voici la lettre que j’ai envoyée à mon député et à mon sénateur.

Monsieur le Député,

Vous avez débattu de la révision de la loi de bioéthique, et vous serez appelé à la voter en seconde lecture début 2020. Avant cette étape décisive, je voudrais vous alerter sur les dangers que je ressens vis à vis de ce projet.

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La tragédie du court terme

On connaissait la tragédie des communs. Selon le biologiste Garett Hardin (Sciences, 1968) l’usage commun des ressources naturelles conduit à sa surexploitation et la privatisation est la solution. Selon d’autres courants de pensée, la privatisation conduit aussi à la surexploitation, de manière différente, et la solution est la gestion commune, collective.

Il y maintenant selon des économistes la tragédie du court et du long terme ( Nicolas Hulot, Le Monde, 2 juillet 2019). Deux tragédies que dessinent notre avenir dans l’espace et dans le temps. Le long terme c’est notre temps commun à tous, et encore plus à nos enfants. Le court terme c’est celui de chacun, et de la génération des adultes d’aujourd’hui, des entreprises, des consommateurs compulsifs.

Communs et court/long terme ont donc beaucoup à voir. Les productions à long terme comme les forêts sont en partie gérées comme des communs – même si la gestion à long terme laisse la place à une gestion court terme en France par l’ONF). Les tourbières sont des espaces communs le plus souvent. En revanche les cultures annuelles sont généralement privées, comme les cultures de céréales ou de légumes mais avec des pratiques qui, de façon encore majoritaire, épuisent le sol.

Les rivières sont des biens communs dans lesquels des utilisateurs privés puisent parfois au delà du possible, mettant en péril ce bien commun.

La tragédie est là. Au théâtre on parle d’unité de lieu et de temps, et des acteurs jouent sur la scène. Sur la scène de la Planète, nous vivons une unité de lieu et de temps, et nous sommes tous les acteurs.

aider la recherche, mais n’importe laquelle

Deux informations cette semaine dans le journal Le Monde. D’abord l’annonce que la société Total installe à Pau l’un des plus gros ordinateurs d’entreprise du monde. À quoi sert-il ? À analyser les relevés stratigraphiques du fond des mers pour la recherche de gisements de pétrole et à ajuster l’exposé des gisements. Voilà une belle contribution à la baisse de notre consommation en énergies fossiles… mais de cela le reportage ne dit pas un mot. Et le 29 juin l’éditorial du même journal dénonce le fait que les subventions aux énergies fossiles aient doublé en dix ans en France (et que les émissions de gaz à effet de serre soient réparties à la hausse).

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Temps, espace et démocratie écologique

Il y a une contradiction entre le temps court de la démocratie et le temps long des enjeux écologiques, mais ce n’est pas en bricolant les instances démocratiques dans le cadre territorial actuel que l’on pourra dépasser cette contradiction. Il faut repenser le cadre territorial dans la perspective de la conversion écologique et démocratique. Le cadre des grands États n’est compatible ni avec les enjeux écologiques, ni avec un réel processus démocratique (le processus formel est respecté mais en mode très dégradé).

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