L’avenir circulaire, à quoi cela ressemblera ?

A propos d’un article de Thomas Bauwens⁎, Marko Hekkert, Julian Kirchherr, Circular futures: What Will They Look Like?

https://doi.org/10.1016/j.ecolecon.2020.106703

Ecological economics, 15 mai 2020

Qu’est-ce que l’économie circulaire ? Une tendance défendue par de nombreux acteurs, de tous bords, chef d’entreprise et écologistes de terrain, mais sans définition précise, et surtout peu contextualisée. Les auteurs de cet article tentent de caractériser, classer les différentes formes de cette Lire la suite « L’avenir circulaire, à quoi cela ressemblera ? »

Diminuer la productivité pour libérer le travail

Histoire de deux utopies : le travail dans un monde de l’après-croissance

Simon Mair⁎, Angela Druckman, Tim Jackson, Ecological Economics, 21 mars 2020 https://doi.org/10.1016/j.ecolecon.2020.106653

Les auteurs de cet article réussissent un tour de force, annoncer que dans le futur nous travaillerons plus et promouvoir le revenu universel. Du coup je serai presque favorable à la proposition du revenu universel telle qu’elle est présentée.

En s’inspirant librement des utopies des siècles précédents, dont ils considèrent Lire la suite « Diminuer la productivité pour libérer le travail »

La pyramide inversée, une vision de l’économie réelle

La pyramide inversée, Louison Cahen-Fourot, Emanuele Campiglio, Elena Dawkins, Antoine Gaudin, Erik Kemp-Benedict, (Université de Vienne, Institute for ecological economics, 2019)

On analyse habituellement le poids d’un secteur économique à sa part dans la valeur ajoutée (sa part dans le PIB), c’est-à-dire approximativement en référence au poids de la main d’œuvre employée et à l’usage du capital. Une autre façon de Lire la suite « La pyramide inversée, une vision de l’économie réelle »

Croissance et démocratie, un couple à réinventer

Note de lecture de Pierre Charbonnier, Abondance et liberté, Une histoire environnementale des idées politiques, La Découverte, 2020

C’est un ouvrage un peu long, mais partager une conviction forte : il est possible de faire advenir une écologie politique à la hauteur des enjeux de la crise de la biosphère, à condition de réinventer l’idéal de liberté hérité de la Révolution française, et de l’associer à la protection du territoire comme garant de notre liberté. Il est possible de choisir une Lire la suite « Croissance et démocratie, un couple à réinventer »

Le temps et l’espace de la démocratie écologique

Il y a une contradiction entre le temps court de la démocratie et le temps long des enjeux écologiques, mais ce n’est pas en bricolant les instances démocratiques dans le cadre territorial actuel que l’on pourra dépasser cette contradiction. Il faut repenser le cadre territorial dans la perspective de la conversion écologique et démocratique. Le cadre des grands États n’est compatible ni avec les enjeux écologiques, ni avec un réel processus démocratique (le processus formel est respecté mais en mode très dégradé). Lire la suite « Le temps et l’espace de la démocratie écologique »

Connectivité ou résilience ? Il faut choisir

Anatomie et résilience de l’écosystème global de production (GPE). Article paru dans Nature, 6 novembre 2019

Commentaires

Cet article propose une vision systémique de la sphère de production biologique qui est très intéressante. La notion de diversité des productions rejoint le mouvement de renaissance des vieux légumes, des céréales diversifiées pour le pain, la sauvegarde des espèces d’élevage menacées.

La proposition de réduction de la connectivité rejoint le principe de relocalisation, non pour des raisons énergétiques ou sociales, mais pour des raisons de résilience globale.

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Lettre à nos élus sur la PMA

Voici la lettre que j’ai envoyée à mon député et à mon sénateur.

Monsieur le Député,

Vous avez débattu de la révision de la loi de bioéthique, et vous serez appelé à la voter en seconde lecture début 2020. Avant cette étape décisive, je voudrais vous alerter sur les dangers que je ressens vis à vis de ce projet.

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À propos de la PMA

Le débat se développe autour de la révision de loi de bioéthique, en particulier sur la PMA, procréation médicale assistée. Il y a eu des débats sur le droit à l’avortement, d’autres ensuite sur le mariage pour tous, qui ont divisé les chrétiens. Concernant la PMA pour tous, en sera-t-il de même ? Qu’en aurait dit Sarah qui a demandé à Abraham d’avoir un enfant avec sa servante (Gn 16, 1-2) ?

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Homéopathie, pourquoi tant de haine ?

Le Monde du 12 juillet 2019 a publié un éditorial favorable au déremboursement de l’homéopathie . Je n’en reviens pas. Pourquoi cette prise de position alors que, la veille dans le même journal, l’interview de Valérie Lorentz-Poinsot qui mettait clairement en évidence le caractère biaisé de l’analyse de la Haute autorité de santé. Pourquoi avancer que la question du coût est négligeable alors que, selon M. Boetsch, président des pharmaciens d’Alsace interviewé par Le Monde du même jour, cela pourrait se traduire par un coût de 200 millions de dépenses supplémentaires ?
Pourquoi cette affirmation alors qu’un article fort documenté de l’hebdomadaire La Vie du 23 mai (La Vie fait partie du groupe Le Monde) fait état des études montrant l’efficacité de l’homéopathie, non prises en compte par la HAS ?

Lecteur du Monde depuis plus de 40 ans, je suis révolté. Soit les auteurs de l’éditorial font partie des rationalistes restés à la physique du XIXe siècle et sont étrangers aux théories faisant intervenir les ondes dans les phénomènes physico-chimiques (la mémoire de l’eau), c’est dommage. Soit la pression des grandes sociétés pharmaceutiques aura été la plus forte, mais je préfère ne
pas le croire.

À titre personnel je me soigne depuis 45 ans principalement (mais pas uniquement) par homéopathie, en y associant, en tant que de besoin, l’allopathie et l’acupuncture. Pour les auteurs de l’éditorial, je leur propose de prendre le plus rapidement possible trois granules dHydrastis, dilution 5CH (7CH s’ils sont très réfractaires) : peu de temps après ils devraient avoir le nez très sec et un risque de sinusite. Si l’homéopathie ne les soigne pas, elle peut les rendre malade, ne serait-ce pas un signe d’efficacité ?

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La tragédie du court terme

On connaissait la tragédie des communs. Selon le biologiste Garett Hardin (Sciences, 1968) l’usage commun des ressources naturelles conduit à sa surexploitation et la privatisation est la solution. Selon d’autres courants de pensée, la privatisation conduit aussi à la surexploitation, de manière différente, et la solution est la gestion commune, collective.

Il y maintenant selon des économistes la tragédie du court et du long terme ( Nicolas Hulot, Le Monde, 2 juillet 2019). Deux tragédies que dessinent notre avenir dans l’espace et dans le temps. Le long terme c’est notre temps commun à tous, et encore plus à nos enfants. Le court terme c’est celui de chacun, et de la génération des adultes d’aujourd’hui, des entreprises, des consommateurs compulsifs.

Communs et court/long terme ont donc beaucoup à voir. Les productions à long terme comme les forêts sont en partie gérées comme des communs – même si la gestion à long terme laisse la place à une gestion court terme en France par l’ONF). Les tourbières sont des espaces communs le plus souvent. En revanche les cultures annuelles sont généralement privées, comme les cultures de céréales ou de légumes mais avec des pratiques qui, de façon encore majoritaire, épuisent le sol.

Les rivières sont des biens communs dans lesquels des utilisateurs privés puisent parfois au delà du possible, mettant en péril ce bien commun.

La tragédie est là. Au théâtre on parle d’unité de lieu et de temps, et des acteurs jouent sur la scène. Sur la scène de la Planète, nous vivons une unité de lieu et de temps, et nous sommes tous les acteurs.