A propos les assises chrétiennes de l’écologie de 2015

Nous étions plus de 1500 à participer fin août aux deuxièmes assises chrétiennes de l’écologie, à Saint-Etienne. Des jeunes en recherche et des militants aux cheveux grisonnants. Beaucoup de personnes engagées dans des actions locales comme en témoignent les 80 forums, souvent des partages d’expérience. Une conception ouverte, on dirait intégrale, de l’écologie avec des tables rondes sur la biodiversité, l’immigration, la Lire la suite « A propos les assises chrétiennes de l’écologie de 2015 »

Bartholomée, la vision écologique du patriarche orthodoxe.

Note de lecture : Bartholomée, Et Dieu vit que cela était bon, Éd. du Cerf 2015

La présentation de la vision écologique du patriarche orthodoxe.

La relation au fini et à l’infini : 

« La coexistence et la corrélation dans notre monde entre l’infini sans limite et la plus insignifiante des choses finies tissent une concélébration de joie et d’amour ».

Pour Bartholomée, l’infini c’est l’amour, et sur terre toutes choses sont finies. C’est parce que nous acceptons que les choses terrestres sont finies que nous pouvons accéder à Lire la suite « Bartholomée, la vision écologique du patriarche orthodoxe. »

Essai de lecture ignatienne de Laudato si

L’encyclique Laudato Si est riche et permet des lectures multiples. On peut en extraire les points les plus forts et qui ne laissent pas de doute sur la pensée du Pape, comme la responsabilité de l’homme dans le changement climatique. On peut à l’inverse privilégier les points de consensus, comme l’importance de la louange ou s’appuyer sur quelques passages plus balancés, comme le progrès technique. On peut enfin approfondir des passages plus complexes mais essentiels comme la place de l’homme dans la création. Dans tous les cas la lecture risque d’apparaître partisane ou partielle. Essayons donc une grille de lecture ignatienne.

Voir mon essai de commentaire sur le site des éditions Vie Chrétienne.

Sur Laudato Si’, le jour de sa parution

Ce qui suit est un point de vue subjectif et personnel, et rapide, le jour de sa sortie pour des interventions dans les médias, sur cette belle encyclique. des analyses plus structurées viendront plus tard. Je vais vous dire d’abord ce que je retiens, ce à quoi le Pape m’appelle, nous appelle.

Il m’appelle à ralentir, « ralentir la marche pour regarder la réalité d’une autre manière » (114). En effet comment voir ce qui change si je ne m’arrête pas, comment louer la Création si je n’ai pas le temps. Mais il demande aussi de « ralentir un rythme déterminé de Lire la suite « Sur Laudato Si’, le jour de sa parution »

Le PIB augmente, l’accès à l’emploi diminue

Le PIB a plus que doublé depuis 1975 en France et pourtant le taux d’accès à l’emploi a diminué, il est plus difficile de trouver un emploi, même si le volume d’emploi a augmenté, un peu moins que la population.
Pour ceux qui mettent leur espoir dans un taux de croissance plus fort, il faut rappeler que la croissance du PIB sera désormais durablement faible, probablement inférieure à 1 %, sauf à adopter des attitudes suicidaires d’exploitation d’énergies fossiles. Il y a pourtant un espoir, une voie de progrès, c’est de redonner toute sa place à un travail humain de qualité dans la production. Le développement des énergies renouvelables est nécessaire, il ne sera Lire la suite « Le PIB augmente, l’accès à l’emploi diminue »

Les nourritures, Corinne Pelluchon, Note de lecture

Les nourritures, Corinne Pelluchon, Seuil, L’ordre philosophique, 2014

Note de lecture

Nous avons bien apprécié la tentative de définition d’un nouveau contrat social, la séparation entre morale et politique, l’importance de la délibération, l’accent mis sur le goût. Mais nous restons dubitatifs sur le caractère systématique de la phénoménologie des nourritures, un raisonnement bine compliqué pour dire des choses assez simples et connues, sur le droit des animaux et en attente de l’éthique des vertus.

Pourquoi la prise en considération des enjeux environnementaux n’a-t-elle pas transformé la démocratie ? annonce le début de la 4ème de couverture. C’est effectivement la question centrale aujourd’hui. Parce que nous restons dans une démocratie concurrentielle et non Lire la suite « Les nourritures, Corinne Pelluchon, Note de lecture »

Les neuf frontières de la planète

Les frontières de la planète

Sources Nature 461, 2009, Ecology and society, 14, 2009, Science 15 janvier 2015

Chacun connaît les inducteurs de limite des activités de l‘homme, dont l’empreinte écologique, l’empreinte carbone ou les indicateurs du climat.

Le groupe de chercheurs de différents pays du monde (anglophones) réunis autour du laboratoire de résilience planétaire de l’université de Stockholm a défini neuf « frontières » pour la planète. Ces frontières correspondent aux limites caractérisées par une probabilité de changement brusque, non linéaire, en fonction de l’évolution de variables clefs. Neuf domaines ont été définies, et trois frontières étaient dépassées en Lire la suite « Les neuf frontières de la planète »

Taille et proportion, un livre d’Olivier Rey

Olivier Rey, Une question de taille, Stock, 2014

Beaucoup d’ouvrages traitent de la question des limites, en oubliant souvent la question de la taille et de la proportion de ce qui pose la question des limites. Il fait aussi le lien entre la limite et ce qui la fonde, la transcendance, pas seulement l’épuisement des ressources.

La question de la taille

Le monde est non linéaire, c’est à dire qu’en changeant de taille les différents éléments d’un ensemble ne varient pas de la même façon, et qu’il s’ensuit un changement de physionomie. Les diplodocus, les girafes, sont beaucoup plus grands que les animaux de leur phylum d’origine mais les proportions entre les membres, le corps et la tête sont différentes. Les géants de nos contes ne pourraient pas exister, car un géant 10 fois plus Lire la suite « Taille et proportion, un livre d’Olivier Rey »

Pour une société plus simple

Nous vivons quotidiennement dans la complexité, sans en avoir toujours conscience, pour notre alimentation, notre logement, nos déplacements, nos achats, les services que nous sollicitons et la gestion de notre société elle-même. […]

Si l’on accepte le fait que le monde va toujours vers plus de complexité, et que c’est cela le Lire la suite « Pour une société plus simple »

Pour une société plus simple

Nous vivons quotidiennement dans la complexité, sans en avoir toujours conscience, pour notre alimentation, notre logement, nos déplacements, nos achats, les services que nous sollicitons et la gestion de notre société elle-même. […]

Si l’on accepte le fait que le monde va toujours vers plus de complexité, et que c’est cela le progrès, il faut se poser la question de savoir dans quel domaine nous pouvons poursuivre une telle complexification, sans la rendre mortelle. Nous sommes placés face à un choix : entre une complexification technique accompagnée d’une augmentation des coûts de fonctionnement de la société et une complexification et un enrichissement des processus humains accompagnés d’une simplification technique.

Article paru dans Christus, n° 244, octobre 2014