Réfléchir et juger les responsables du désastre

Le récent livre de Baptiste Morizot sur le principe d’habitabilité d’une part, l’écoute des podcasts de France Culture sur l’École de Francfort d’autre part (à l’occasion d’un repos forcé pour mes yeux), me suggèrent la réflexion suivante. Face au désastre environnemental nous avons besoin, entre autres, d’une nouvelle École de Francfort, au niveau mondial, et d’un nouveau procès de Nuremberg.

L’École de Francfort était un rassemblement de philosophes allemand, qui réfléchissait à la possibilité de penser le monde après la seconde guerre mondiale. Nous avons aujourd’hui des réflexions philosophiques sur la crise environnementale mais dispersées, pas de lieu central de débat. Nous en avons besoin. Ce serait plus difficile qu’en 1945, l’unité de lieu n’est pas possible, mais c’est nécessaire.

Le processus de Nuremberg a jugé des responsables allemands pour crimes contre l’humanité. La cour pénale internationale pourrait instruire un procès contre les États et les entreprises qui participent au désastre écologique. Des procès sont déjà intentés dans plusieurs pays par des associations, pourraient-ils l’être devant la cour pénale internationale ? Je ne suis pas juriste mais c’est ce que je souhaite.

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