Braque à la recherche de lui-même

Braque à la recherche de lui-même

L’exposition Braque (Paris, Grand Palais, décembre 2013) montre bien ce que Braque a cherché toute sa vie : lui-même, changeant périodiquement de style, jusqu’à ces dessins apaisés des oiseaux. Ses écrits éclairent sa recherche esthétique, tout en comportant une grande part d’éthique. Extraits :

« [Le cubisme] a multiplié sur une surface dessinée, construite et peinte, la vision du monde, en offrant simultanément les diverses faces des choses et en ramenant sur un plan frontal le regard d‘un horizon où il avait fini par s’égarer, perdu sans un espace conventionnel.

Les papiers collés ont achevé de détruire magnifiquement la vision de la perspective classique, les conventions mortelles qu’elle imposait. »

Cette réflexion sur le paysage, reconstruit par la perspective depuis le XVIe siècle, rejoint l’analyse de Descola sur les rapports Homme/Nature.

Et aussi, dans la revue Nord Sud, en 1917 :

« En arts, le progrès ne consiste pas dans l’extension mais dans la connaissance de ses limites. »

Cette réflexion peut s’appliquer à d’autres domaines que les arts, il concerne l’ensemble de l’activité humaine.

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