Non au CRA, ni à Nantes, ni ailleurs

La préfecture a commencé le 7 septembre 2026 à couper les arbres au Bois joli pour construire un Centre de Rétention Administrative, malgré tous les avis négatifs.

Nous avons besoin des arbres qui nous fournissent l’oxygène que nous respirons. Nous avons besoin de l’eau qui constitue 60 % de notre corps, nous avons besoin des exilés pour contribuer à notre économie, plus de 10 000 emplois sont vacants en Loire Atlantique par manque de candidats.

Mais il ne s’agit pas seulement de besoins, il s’agit d’amour.

Nous aimons les arbres qui nous entourent,

nous aimons l’eau pure qui coule dans les ruisseaux, je pense à Guy Béart qui chantait «  Ma petite est comme l’eau, elle est comme l’eau vive, elle court comme un ruisseau, que les enfants poursuivent, Courez, courez, vite si vous le pouvez, jamais, jamais,  vous ne la rattraperez. ».

Enfin nous aimons nos frères et sœurs les exilés, leur joie de vivre malgré les difficultés.

Ce ne sont pas des délinquants, monsieur le préfet, ce sont des êtres humains. Le délinquant c’est vous, mais on aura du mal à vous trouver une place dans des prisons déjà surchargées.

Il y a presque 30 ans (en 1997) nous avons gagné contre la centrale du Carnet, il y a 8 ans (en 2018) nous avons gagné contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, aujourd’hui nous devons gagner contre le CRA.

Le CRA est-il d’intérêt général ?

Un CRA (Centre de rétention administrative) est en projet sur Nantes. Une enquête publique est lancée pour préparer la reconnaissance d’intérêt général de ce projet. Pour nous ce n’est pas u tout d’intérêt général ! Ce qui le serait, c’est d’accorder aux exilés le droit de travailler. Vous pouvez consulter l’enquête et surtout y répondre avant le 5 janvier 2026. https://www.registre-dematerialise.fr/6897/

CRA, on n’en veut pas !

Reprise de la Lettre d’information de Lutte et contemplation Juillet 2025

La rétention administrative consiste à maintenir dans un lieu fermé une personne étrangère qui fait l’objet d’une décision de renvoi du territoire français, dans l’attente de son départ forcé, pour une durée maximale de 90 jours. La durée de séjour moyen y est actuellement de 33 jours.

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